Dans un contexte international tendu et incertain, la diplomatie algérienne accélère ses manœuvres. En déplacement à Bruxelles, Ahmed Attaf a annoncé que des actions concrètes ont été identifiées pour renforcer la coopération entre l’Algérie et la Belgique.
Une déclaration qui marque bien plus qu’une simple visite officielle.
Un partenariat économique sous-exploité
Aujourd’hui, les échanges entre les deux pays atteignent environ 1,5 milliard de dollars.
Mais pour Alger, ce chiffre est loin de refléter le potentiel réel.
Face à Maxime Prévot, son homologue belge, Attaf a été clair :
" Il faut ouvrir davantage le marché européen aux produits algériens "
Sont notamment concernés, les produits agricoles et agroalimentaires, les produits sidérurgiques, Ciment et dérivés et les produits pharmaceutiques
Réactiver les mécanismes stratégiques
Mais la coopération ne s’arrête pas au commerce. Ahmed Attaf insiste sur un point clé, Relancer les outils institutionnels gelés ou ralentis parmi eux : La commission mixte économique et le conseil d’affaires conjoint
Objectif : donner un second souffle au partenariat bilatéral
Modernisation juridique : un levier décisif
Autre axe stratégique, Actualiser le cadre juridique
Cela implique :
Réviser les accords existants
Signer de nouveaux partenariats
Ouvrir la voie à des secteurs émergents
Une approche structurée pour sécuriser et accélérer les investissements.
Une coopération déjà en expansion
Sur le terrain, les résultats commencent déjà à apparaître.
Plusieurs secteurs affichent une dynamique positive :
Transport aérien et maritime
Construction navale
Santé (coopération hospitalière)
Justice
Environnement
Gestion des migrations
Autant de domaines où la collaboration devient concrète.
Les entreprises belges de retour en Algérie
Signal fort :
Les entreprises belges reviennent sur le marché algérien
Avec l’ouverture récente d’une représentation économique à Alger, la tendance est claire :
L’Algérie redevient une destination attractive pour l’investissement européen.
Les secteurs ciblés sont stratégiques :
Énergie (classique et renouvelable)
Mines
Agriculture saharienne
Industrie
Innovation
Diplomatie et tensions internationales
Au-delà de l’économie, les discussions ont également abordé les grandes crises mondiales.
Ahmed Attaf rappelle une position ferme :
Le dialogue et la diplomatie restent les seuls leviers durables
Les échanges ont porté notamment sur :
Le Moyen-Orient
La question palestinienne
Le partenariat avec l’Union européenne
Avec une ligne directrice, stabilité, coopération et équilibre des intérêts
Un partenariat à un tournant
Ce déplacement à Bruxelles ne marque pas une simple continuité, Il ouvre une nouvelle phase.
L’Algérie cherche désormais à consolider ses alliances, diversifier ses partenaires et renforcer son poids économique et diplomatique
Et avec la Belgique, le message est clair : Passer d’une coopération classique… à un partenariat stratégique renforcé