Depuis le 26 mars 2026, une nouvelle règle devait changer le quotidien des consommateurs en Algérie.
Une règle simple, presque évidente : ne plus payer pour de la terre, des feuilles ou des tiges inutiles.
Mais quelques jours seulement après son entrée en vigueur, le constat est alarmant.
L’APOCE tire la sonnette d’alarme, la loi est largement ignorée sur le terrain.
Une réforme pensée pour protéger le consommateur
Sur le papier, le décret est clair.
Désormais, les fruits et légumes doivent être :
Nettoyés
Débarrassés de leurs surplus
Présentés sans éléments qui faussent le poids
Avec l'objectif de mettre fin à une pratique injuste où le consommateur paie plus que ce qu’il consomme réellement
Trois enjeux majeurs structurent cette réforme :
Transparence commerciale
Hygiène alimentaire
Réduction des déchets
Une mesure à la fois économique et sanitaire.
Une réalité de marché totalement différente
Mais sur les marchés, la situation est toute autre. Des observations montrent des carottes toujours couvertes de terre, des oignons vendus avec leurs longues tiges et des produits non nettoyés, comme avant
Le décret existe, mais son application reste quasi inexistante
Selon l’APOCE, le problème ne date pas d’hier, une campagne de sensibilisation avait déjà été lancée dès 2024.
Certaines dispositions existent même depuis 1994, sans jamais avoir été réellement appliquées.
Résultat de tout cela une normalisation de la pratique illégale, acceptée par :
Les commerçants
Et parfois… les consommateurs eux-mêmes
Le vrai problème : l’absence de contrôle
Le cœur du blocage est identifié : le manque de contrôles et de sanctions.
Sans inspections régulières ni amendes dissuasives, la loi risque d'être ignorée ou pire, oubliée.
Les associations alertent :
Sans action rapide, ce décret pourrait devenir un texte de plus… sans impact réel.
Un enjeu direct pour le pouvoir d’achat
Derrière cette problématique, il y a une réalité concrète : Chaque kilo acheté contient parfois une part non négligeable de déchets.
Ce qui signifie un coût réel plus élevé et une perte directe pour le consommateur.
Ce décret représente une avancée importante, mais sans application stricte, il reste théorique.
L’enjeu désormais est clair :
Renforcer les contrôles
Imposer des sanctions
Changer les habitudes du marché
Car derrière cette réforme, c’est la crédibilité même des lois de protection du consommateur qui est en jeu.