C’est un virage stratégique majeur, réuni à Alger, le Conseil des ministres a placé la gestion de l’eau au sommet des priorités nationales. Une décision qui ne relève plus de l’anticipation, mais de l’urgence.
Face au stress hydrique et aux défis climatiques, Abdelmadjid Tebboune a donné une instruction claire :
bâtir une politique hydraulique durable, efficace et tournée vers le long terme.
Une bataille pour sécuriser l’or bleu
L’Algérie intensifie ses investissements pour garantir un accès stable à l’eau potable :
construction de stations de pompage et de traitement
modernisation des réseaux existants
développement de systèmes d’épuration avancés
généralisation du dessalement de l’eau de mer
Le dessalement devient même un pilier stratégique, avec un objectif ambitieux, 60 % de l’eau potable issue de la mer d’ici 2030
Une montée en puissance des capacités hydriques
Aujourd’hui, le pays dispose de plus de 80 barrages et une capacité de stockage de 8,3 milliards de m³ avec un objectif à horizon 2030 atteindre 12 milliards de m³
À cela s’ajoutent des réseaux de transfert hydrauliques reliant différentes régions pour réduire les inégalités d’accès.
Résultat, un taux de raccordement à l’eau potable de 98 % et un niveau qui place l’Algérie parmi les pays les plus avancés dans ce domaine.
Une approche globale face à un défi structurel
Mais la stratégie ne se limite pas à produire plus.
Elle repose sur un modèle intégré :
réutilisation des eaux usées
gestion des nappes phréatiques
optimisation de la consommation
intégration des technologies innovantes
Car l’enjeu est double : répondre à la demande actuelle et préserver la ressource pour les générations futures
Un équilibre fragile à maintenir
Avec l’agriculture qui consomme jusqu’à 70 % des ressources, la pression reste forte.
Le défi est donc clair, trouver un équilibre entre besoins humains et impératifs écologiques et surtout changer les comportements.
Car malgré les investissements massifs, une réalité demeure, la sécurité hydrique dépend aussi des citoyens