Nouveau rebondissement dans l’affaire qui secoue le consulat d’Espagne à Alger.
Vicente Moreno, numéro deux de la représentation diplomatique espagnole à Alger, a été rapatrié à Madrid après avoir été visé par une enquête pour trafic présumé de visas, blanchiment d’argent et corruption.
Cette décision a été prise par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, quelques semaines seulement après son arrestation ordonnée par la juge María Tardón.
Un trafic de visas présumé à grande échelle
Selon les éléments de l’enquête, Vicente Moreno est soupçonné d’avoir utilisé sa position au consulat pour faciliter l’obtention illégale de visas espagnols.
Les enquêteurs estiment que certaines familles auraient payé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir ces visas.
L’affaire dépasse désormais le simple cadre administratif et s’oriente vers une possible organisation criminelle structurée.
Blanchiment via l’automobile
L’enquête révèle également un second volet financier.
Les gains issus du trafic présumé auraient été blanchis en Espagne via un réseau d’achats de véhicules.
Les autorités soupçonnent un circuit organisé permettant de réinjecter l’argent généré par les visas frauduleux.
Plusieurs personnes impliquées
Moreno n’est pas le seul visé.
Il a été arrêté en même temps qu’un complice de nationalité algérienne travaillant au consulat.
Une troisième personne a aussi été mise en cause dans le dossier.
L’épouse de Moreno figure également parmi les personnes citées dans l’enquête.
Cinq chefs d’accusation
Les suspects font face à des accusations particulièrement lourdes :
organisation criminelle
blanchiment d’argent
falsification de documents officiels
corruption
fraude aux visas
L’enquête est menée avec l’appui de plusieurs unités spécialisées de la police espagnole.
Madrid place Moreno sous surveillance
Après son arrestation, la justice espagnole a imposé plusieurs mesures strictes :
confiscation du passeport
interdiction de quitter l’Espagne
obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat
Des perquisitions ont également permis la saisie de :
10 890 euros en espèces
4 téléphones
2 ordinateurs portables
17 clés USB
Plusieurs avoirs financiers ont aussi été gelés.
Une affaire à forte portée diplomatique
Cette affaire fragilise l’image du consulat espagnol à Alger.
Elle intervient alors que des soupçons d’irrégularités entouraient déjà depuis plusieurs mois certaines procédures de visas.
Le dossier pourrait désormais prendre une dimension politique et diplomatique plus large entre Alger et Madrid.