Le nouveau Directeur Général de la Banque d’Algérie a décidé d’annuler la note controversée publiée le 22 décembre 2025 (n° 02/DGIG/2025) qui avait suscité de fortes réactions dans les milieux professionnels en raison de son interprétation comme une restriction brutale du recours au cash.
Clarification réglementaire
La Banque d’Algérie a publié une nouvelle note officielle, destinée à préciser les conditions d’alimentation des comptes commerciaux par espèces ou moyens scripturaux, afin de lever les ambiguïtés et d’éviter les inquiétudes autour des dépôts de cash.
Contrairement à l’interprétation de la note précédente, la nouvelle instruction indique que l’alimentation des comptes commerciaux peut se faire soit par des moyens de paiement scripturaux (virements, chèques), soit par paiement en espèces, selon le chiffre d’affaires quotidien et/ou hebdomadaire de l’opérateur économique.
Retour sur le cadre réglementaire
La question des dépôts en cash avait été abordée de manière sensible ces dernières semaines en raison d’une note qui, selon certains opérateurs, semblait durcir trop fortement les conditions d’utilisation du liquide. La clarification apportée par la nouvelle note replace le cadre réglementaire dans une logique proportionnée et conforme aux normes en vigueur.
La Banque d’Algérie précise que les opérations d’alimentation des comptes doivent rester :
compatibles avec le profil du client,
cohérentes avec les informations détenues par la banque,
alignées sur le volume réel d’activité déclaré.
Cette approche vise à concilier la lutte contre les pratiques potentiellement à risque (telles que le blanchiment d’argent ou la circulation de fonds non justifiés) avec la nécessité de garantir la continuité normale de l’activité commerciale, notamment pour les petites et moyennes entreprises très dépendantes du cash.
Réactions des milieux économiques
La clarification de la Banque d’Algérie a été évoquée lors d’une rencontre avec le ministère du Commerce intérieur et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Selon cette organisation professionnelle, la nouvelle note constitue un signal rassurant pour les commerçants, artisans, prestataires de services et transporteurs, qui avaient exprimé des inquiétudes face à l’interprétation de la note précédente.