Algérie 2025 : de l’offshore aux projets hydrogène, une puissance énergétique en mutation

Algérie 2025 : de l’offshore aux projets hydrogène, une puissance énergétique en mutation

Entre investissements massifs dans les hydrocarbures, développement des énergies propres et nouveaux corridors d’hydrogène, l’Algérie redéfinit son rôle sur l’échiquier énergétique mondial.

Fodil H.
Fodil H. 04 Jan 2026

L’année 2025 marque un tournant pour l’Algérie sur la scène énergétique internationale. Après une décennie de croissance modérée, le pays a réussi à concilier développement des ressources offshore, stratégie hydrogène et transition énergétique dans un contexte où le mix énergétique mondial évolue rapidement.

Priorités stratégiques

Selon l’article d’Algérie360, l’Algérie a bénéficié cette année d’un afflux plus important d’investissements étrangers, d’une percée notable dans le développement offshore et d’une accélération assumée de sa transition énergétique vers l’hydrogène vert.

Investissements conséquents

Dans le cadre d’une stratégie à long terme, le gouvernement a annoncé un plan d’investissement énergétique de 60 milliards de dollars entre 2025 et 2029, destiné à renforcer l’exploration et la production d’hydrocarbures, tout en amorçant des projets innovants liés à l’hydrogène vert et à l’énergie solaire.

Hydrogène vert et coopération internationale

Des avancées significatives ont été réalisées sur le front de l’hydrogène vert, avec une coopération accrue entre Sonatrach et plusieurs partenaires européens (Allemagne, Italie, Autriche) pour développer des projets d’hydrogène destiné au marché européen via des corridors dédiés.

Cette dynamique s’inscrit également dans une stratégie régionale plus large, qui a vu le lancement de projets comme le corridor SoutH2, favorisant l’intégration des filières hydrogène entre l’Algérie et les pays européens.

Transition énergétique et renouvelables

Au niveau des énergies renouvelables, l’Algérie a lancé plusieurs programmes de production d’électricité propre, notamment avec de grandes centrales solaires, visant à multiplier par sept sa capacité renouvelable à l’horizon 2035.

En parallèle, le pays consolide ses capacités offshore, non seulement pour les hydrocarbures mais aussi comme plateforme pour des technologies vertes et des infrastructures énergétiques modernes.

Une énergie diversifiée

Ainsi, l’Algérie ne se limite plus à l’exploitation traditionnelle de pétrole et de gaz. Grâce à une combinaison de technologies propres, alliances internationales et investissements structurants, elle est en train de redéfinir son profil énergétique global pour renforcer sa position de pays exportateur influent et s’inscrire dans les trajectoires de la transition énergétique mondiale.