C’est une décision qui pourrait changer le quotidien de millions de foyers. En Algérie, les règles concernant les coupures d’électricité viennent d’être profondément revues.
Jusqu’ici, une simple facture impayée pouvait suffire à plonger un foyer dans le noir. Une situation jugée injuste par de nombreux citoyens… et désormais encadrée par de nouvelles dispositions.
Le ministère de l’Énergie a tranché :
aucune coupure ne pourra intervenir après une seule facture impayée.
Désormais, il faudra au minimum deux factures consécutives non réglées pour qu’une interruption soit envisagée.
Mais ce n’est pas tout.
Avant toute coupure, les fournisseurs, notamment Sonelgaz, devront obligatoirement envoyer des avertissements clairs aux abonnés. Une étape devenue incontournable pour garantir la transparence.
Cette réforme fait suite à une montée des plaintes. De nombreux foyers dénonçaient des coupures soudaines, parfois sans préavis, aggravant des situations déjà fragiles.
À l’origine de cette clarification, une interpellation politique qui a mis en lumière un déséquilibre : celui entre les obligations de paiement… et le droit fondamental à un service essentiel.
Car au-delà des factures, l’électricité reste un pilier du quotidien : Se chauffer, s’éclairer, travailler, vivre normalement.
Le gouvernement tente donc de trouver un équilibre délicat.
D’un côté, protéger les consommateurs, de l’autre, garantir la viabilité économique du réseau.
Cette nouvelle règle marque un tournant. Elle impose plus de rigueur aux opérateurs, tout en laissant une marge de manœuvre aux citoyens pour régulariser leur situation.
Mais une question demeure :
Cette mesure suffira-t-elle à mettre fin aux abus… ou n’est-ce qu’un premier pas vers une réforme plus profonde du service public ?