En Algérie, la relance de l’industrie automobile s’accélère concrètement.

En Algérie, la relance de l’industrie automobile s’accélère concrètement.

Le Premier ministre Sifi Ghrieb lance une unité de production de composants plastiques automobiles à Tissemsilt. Un projet clé pour renforcer l’industrie locale, réduire les importations et créer de l’emploi.

Omar M.
Omar M. 30 Apr 2026

L’Algérie franchit un cap dans la reconstruction de son industrie automobile. En visite à Tissemsilt, le Premier ministre Sifi Ghrieb a procédé au lancement d’une unité de production de composants plastiques destinés au secteur automobile.

Implantée dans la commune de Khemisti, cette nouvelle infrastructure industrielle s’inscrit dans une dynamique nationale visant à structurer une véritable filière automobile intégrée.

Un projet industriel à forte valeur ajoutée

Portée par la société General Plastic Injection (GPI), cette unité produira différentes pièces plastiques utilisées dans la fabrication de véhicules.

L’ambition affichée est claire : passer d’une logique d’assemblage à une production locale à plus forte valeur ajoutée. Selon les responsables, la valeur des composants pourrait évoluer de quelques dollars à près de 50 dollars une fois les chaînes de production pleinement opérationnelles.

Une mise en service prévue dès septembre 2026

L’entrée en production de l’usine est annoncée pour septembre 2026. Elle constitue la première étape d’un programme plus large visant à renforcer le tissu industriel national dans le secteur automobile.

Ce projet s’inscrit également dans une stratégie de valorisation des actifs économiques récupérés, avec pour objectif de les transformer en leviers de création de richesse.

Réduire les importations et structurer la filière

Au-delà de la production, cette initiative vise à réduire la dépendance aux importations et à encourager l’émergence d’un écosystème industriel local.

Les autorités souhaitent attirer des constructeurs automobiles en leur offrant un environnement industriel structuré, capable de répondre aux standards internationaux.

Un impact économique et social attendu

Le projet revêt également une dimension sociale importante. Il devrait générer de nombreux emplois directs et indirects, notamment pour les ingénieurs, techniciens et ouvriers de la région.

Cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large de développement territorial et de rééquilibrage économique.

Vers une industrie automobile plus compétitive

Avec ce type d’investissement, l’Algérie affiche clairement son ambition : construire une industrie automobile réelle, durable et compétitive à l’échelle régionale.

Ce projet pourrait ainsi marquer un tournant dans la stratégie industrielle du pays, en posant les bases d’une production locale plus performante et mieux intégrée.