Lors du dernier Conseil des ministres, présidé par Abdelmadjid Tebboune, le gouvernement algérien a décidé de lancer une initiative de prise en charge des jeunes Algériens en situation irrégulière à l’étranger, avec pour objectif de leur offrir un accompagnement structuré pour un retour volontaire et une réinsertion durable dans leur pays d’origine.
Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour des conditions difficiles rencontrées par certains jeunes résidant de manière irrégulière à l’étranger, exposés à des risques d’exploitation, d’exclusion sociale ou de vulnérabilité juridique.
Le président Tebboune a ordonné la mise en place d’un cadre institutionnel global visant à faciliter le rapatriement de ces jeunes via des mesures coordonnées entre les différents ministères impliqués, les services consulaires et les missions diplomatiques algériennes.
Objectifs du plan de retour
Selon les éléments présentés lors du Conseil des ministres, les mesures incluent :
Identification et recensement des jeunes concernés par les missions diplomatiques algériennes à l’étranger.
Facilitation du retour volontaire, notamment par la prise en charge des frais de transport ou par des facilités accordées aux concernés.
Accompagnement socio-administratif à l’arrivée en Algérie, incluant la régularisation des documents administratifs et la réintégration dans les structures nationales.
Orientation vers des services de formation et d’emploi, pour assurer une insertion durable sur le marché du travail.
L’objectif affiché est double : d’une part, répondre à une situation humaine délicate affectant des jeunes Algériens loin de chez eux ; d’autre part, soutenir leur intégration économique et sociale à leur retour, tout en contribuant au développement national.
Pourquoi cette mesure ?
Le gouvernement a souligné que cette démarche s’inscrit dans une politique de solidarité nationale et de responsabilité envers les citoyens, où que ceux-ci se trouvent. Les difficultés rencontrées par certains jeunes à l’étranger, liées à l’absence de statut légal, à des conditions de travail précaires ou à l’isolement social, ont motivé cette décision.
Ce plan gouvernemental prévoit également une amélioration de la coordination entre les postes diplomatiques à l’étranger et les services centraux, afin d’assurer un suivi efficace et personnalisé des situations individuelles.
Cette initiative portée par le président Tebboune au Conseil des ministres marque une approche proactive dans la prise en charge d’un problème complexe touchant une partie de la jeunesse algérienne, avec une volonté claire de faciliter le retour, la protection et l’intégration de ces jeunes dans leur pays d’origine.